Lexique 2.0

Tiré du Petit lexique du web 2.0 du blog Les-infostratèges.com, voici un peu de vocabulaire pour se familiariser avec les nouvelles technologies 2.0

AJAX

AJAX (Asynchronous JavaScript And XML) est un acronyme qui caractérise la combinaison d’un certain nombre de technologies existantes et servant au développement d’applications Web : HTML/CSS, Javascript/DOM, XML et les requêtes HTTP.
AJAX permet d’exécuter des applications à l’intérieur du navigateur en apportant un affichage plus rapide car l’actualisation de certaines données d’une page peut se faire sans un rechargement total de cette page.

API

Une API (Application Programming Interface ou interface de programmation) a pour objet de faciliter le travail d’un programmeur en lui fournissant les outils dans un langage donné pour lancer des développements plus poussés et personnalisés.
Les programmeurs peuvent ainsi puiser dans une bibliothèque de fonctions afin de les adapter à leurs propres applications.

Atom

Face au format RSS qui souffre encore d’une absence de normalisation, certains développeurs ont travaillé sur un format alternatif répondant au nom d’Atom (initialement nommé « echo » le projet est rebaptisé Atom le 30 septembre 2003, pour des raisons juridiques). L’un des principaux objectifs de ses concepteurs est la mise en place d’un format universel de syndication de contenu.
Le format Atom reçoit un soutien de taille avec Google. Le choix du moteur de recherche en faveur d’une solution libre et destinée à devenir une norme dans le domaine de la syndication de contenu peut avoir un certain impact pour l’avenir du RSS. Toutefois, ces deux formats peuvent aussi bien coexister d’autant plus que la plupart des lecteurs de flux sont compatibles avec ces deux formats. Et même Google propose les deux types de flux (RSS et Atom) pour son service d’actualités.

Blog

Terme issu de la contraction de Web et Log, le blog est un journal en ligne qui permet à son animateur d’échanger ses points de vue avec ses lecteurs. En effet, chaque nouvel article peut faire l’objet de nombreux commentaires postés par les visiteurs du site.
Le blog offre donc un certain compromis entre le site personnel et le forum de discussion.
Facile à créer et à animer, les blogs ont séduits des millions de personnes qui utilisent cet outil dans des sphères très variées. Du particulier au journaliste en passant par les responsables politiques et le monde de l’entreprise, le blog s’est aujourd’hui imposé comme un média incontournable.

Blogosphère

Issu de la contraction de contraction de blog et biosphère, le terme blogosphère désigne l’ensemble de la communauté qui anime des blogs.

Blogroll

Chaque blog affiche généralement dans une colonne un blogroll c’est-à-dire une liste de liens (notamment vers d’autres blogs) considérés comme pertinents par le responsable du blog.

Crowdsourcing

Après l’outsourcing qui consiste à externaliser certaines tâches dans des pays lointains pour réduire les coûts, voici venu le temps du Crowdsourcing. Pour Jeff Howe du magazine Wired, il s’agit – pour les entreprises qui ont recours à cette pratique – d’utiliser le temps disponible des gens pour créer du contenu, résoudre des problèmes, voire faire de la R&D. Le crowdsourcing peut être traduit par l’expression suivante : « l’approvisionnement par la foule ».
C’est ainsi que certaines entreprises décident de s’appuyer sur une communauté d’internautes chargée de participer au développement d’un projet et/ou d’un produit (vote, propositions d’amélioration, etc.). Le crowdsourcing est donc orienté vers un modèle qui associe intelligence collective et modèle participatif avec parfois redistribution de revenus.
On retrouve cette logique sur des plateformes comme FlickR qui propose aux internautes d’enrichir le site en publiant leurs photos, ce qui permet d’alimenter la base de données en continu. Certains parviennent ensuite à vendre des clichés et FlickR prend au passage sa commission.
Le modèle du crowdsourcing permet ainsi de développer des produits qui pourront ensuite être commercialisés à des prix relativement bas.
Dans une optique moins commerciale, l’on peut citer le répertoire DMOZ ou encore l’encyclopédie gratuite Wikipedia qui s’enrichissent – chaque jour – grâce aux contributions de milliers de bénévoles à travers le monde entier.

Folksonomy

Inventé par Thomas Vander Wal, le terme de folksonomy provient de la contraction des mots folks (« les gens ») et taxonomy (« taxinomie » ou « taxonomie » pour évoquer la notion de classification). Certains proposent – en guise de traduction en français – le terme « Personomie ». La folksonomy décrit donc une pratique qui consiste à classer du contenu – de manière collaborative – à partir de tags (ou mots-clés) proposés par les internautes eux-mêmes.
L’intérêt de la folksonomy réside dans la souplesse offerte aux utilisateurs qui peuvent « taguer » le contenu posté sur le site web.
Remarque : Bien évidemment, l’indexation réalisée par les utilisateurs introduit une certaine part de subjectivité dans la classification du contenu. M ais n’est-ce pas le lot de toute indexation humaine quand bien même celle-ci serait réalisée par des professionnels ?

Mashup

Derrière ce concept se profile la possibilité de bâtir un site web ou un service en ligne à partir de diverses applications disponibles sur le Net. Ainsi, certains services proposent leurs applications notamment sous forme d’API, ce qui facilite l’extraction et le traitement des informations. L’utilisateur peut alors faire son marché parmi les nombreuses applications et construire – briques par briques – un site web personnalisé. Le grand intérêt de ce système réside dans la possibilité de combiner des applications développées par des prestataires différents et de les exploiter sur une même interface.
Si l’API de Google Maps est l’un des plus utilisés, nous pouvons également citer Housingmaps (http://www.housingmaps.com) pour la recherche de biens immobiliers. Ce dernier réunit – sur un même site – les petites annonces CraigsList avec l’API Google Maps ce qui permet d’associer données géographiques et commerciales.

Podcast

Issu de la contraction de Ipod et Broadcast (diffusion), le podcasting est un moyen de diffusion de fichiers sonores sur le Net. Des sites – tels qu’Odeo.com – permettent à des utilisateurs de publier leurs fichiers audio et vidéo et de les mettre à disposition du public. Il est ensuite possible de s’abonner à des flux RSS ou Atom pour récupérer automatiquement de nouveaux fichiers sonores sur son ordinateur personnel ou son baladeur numérique.

RSS

RSS (Really Simple Syndication) est un format de syndication, capable de récupérer le contenu brut d’un site web sans s’occuper des données liées à sa forme. Un flux RSS permet avant tout de lire les nouveautés diffusées sur un site ayant choisi d’établir un fil sur celles-ci, un peu comme le fil d’actualité d’une agence de presse, d’où le terme de fil RSS. L’utilisateur peut ensuite parcourir dans une seule application l’ensemble des nouveautés mises en ligne sur les sites qu’il veut suivre, sans avoir à se porter sur chaque site. Si les grands sites d’actualité ainsi que certaines entreprises et administrations ont adopté le RSS, ce format de syndication de contenu a surtout explosé grâce au développement des blogs.
L’utilisateur peut avoir recours à des solutions très variées pour consulter les flux RSS de son choix. De l’installation d’un logiciel dédié aux flux RSS – sur son poste de travail – à un lecteur intégré dans le navigateur web ou le logiciel de messagerie, en passant par des agrégateurs de flux RSS disponibles sur des sites web, l’internaute n’a que l’embarras du choix.

Social Bookmarking

Le concept de Social Bookmarking désigne une pratique qui consiste à enregistrer ses favoris (ou signets) sur un site web public puis de les repérer par des mots-clés (appelés tags). L’objectif est surtout de pouvoir mutualiser ses favoris. Un site comme Del.icio.us (http://del.icio.us/) permet ainsi d’identifier les sites les plus populaires sur un sujet donné.
L’intérêt réside toujours dans la possibilité d’obtenir les favoris d’autres utilisateurs en fonction de ses propres pages. Il est possible de s’abonner aux signets d’un utilisateur et donc d’être alerté dès que ce dernier a intégré de nouveaux sites.

Social Networking

Le concept de Social Networking (Réseau social en français) définit des communautés d’utilisateurs qui se sont regroupés en fonction de centres d’intérêts communs. Cela touche bien évidemment les domaines les plus divers : loisirs, passions, musique, voyages, vie professionnelle…
La plupart des sites qui servent de support à ces réseaux sociaux proposent un certain nombre de fonctionnalités permettant échanges et réactivité entre membres inscrits.
MySpace ou FlickR demeurent des sites emblématiques du Social Networking. Toutefois, d’autres sites tels que Viaduc (réseau d’entraide professionnel) – qui fonctionne sous forme de réseau social -existaient bien avant l’explosion du Web 2.0.

Syndication de contenu

Ce concept recouvre toutes les possibilités techniques données à des sites de relayer les informations issues d’autres sites, sans pointer vers ceux-ci, mais au contraire en intégrant automatiquement l’information issue de ceux-ci. Ainsi, des webmasters peuvent récupérer d’autres contenus et enrichir – de manière automatisée – l’offre d’information sur leurs propres sites web tandis que les sites qui mutualisent leur contenu augmentent leur audience et donc leur notoriété.
Avec le Web 2.0, la syndication de contenu est souvent facilitée par la création de flux RSS ou Atom associés aux différents contenus syndiqués.

Tags

Les tags (étiquettes en français) représentent l’un des éléments les plus caractéristiques des sites rentrant dans la sphère du Web 2.0. En effet, la plupart des contenus postés sont repérés et identifiés par ces fameux tags qui sont proposés par le producteur de contenu. Ces tags (ou mots-clés) sont ensuite sensés faciliter l’identification et la recherche de contenu dans la base de données. Nous retrouvons ainsi une logique de classement qui n’est pas sans rappeler le travail d’indexation effectué par les professionnels de l’information et de la documentation. Finalement, le Web 2.0 transforme les producteurs de contenu de ces sites en armée de documentalistes qui s’ignorent.
Les sites Web 2.0 affichent souvent un « tag cloud » (autrement dit, un nuage de tags) qui permet de visualiser du premier coup d’œil les tags les plus utilisés récemment. Plus la taille du mot-clé est grande, plus il y a d’articles indexés avec celui-ci. Cela permet notamment de repérer plus facilement les sujets les plus traités par les utilisateurs à un instant T.

Wiki

Historiquement, le premier wiki, le Wiki Wiki Web, a été inventé par Ward Cunningham. Ce dernier a choisi ce terme en s’inspirant de l’hawaïen « wiki-wiki », signifiant « vite ».
Un wiki (en français prononcer oui-qui) est un outil de gestion de site web qui permet aux utilisateurs de publier et modifier facilement du contenu. Les wikis sont surtout utilisés dans une optique collaborative et les utilisateurs autorisés peuvent ainsi participer – de manière bénévole – à l’enrichissement du contenu.
Créée en 2001, l’encyclopédie libre Wikipedia (http://fr.wikipedia.org) est toujours le wiki le plus utilisé au monde. Mais il existe d’autres wikis thématiques : Jurispedia (http://www.jurispedia.org/ -encyclopédie du droit), Geneawiki (http://www.geneawiki.com/ – encyclopédie sur la généalogie), Wikitravel (http://wikitravel.org/fr/ – guide de voyage), etc.

XML

Le développement de la syndication de contenu constitue l’un des phénomènes de l’Internet de ces dernières années. Ce succès repose en grande partie sur le format XML (eXtended Markup Language) qui s’est imposé comme la norme pour la syndication de contenu web. La structuration rigoureuse de l’information – permise par XML – autorise la récupération du contenu brut d’un site web sans s’occuper des données liées à sa forme. Un webmaster peut ainsi facilement exploiter le contenu syndiqué issu d’un autre site tout en personnalisant la présentation afin que celle-ci soit en accord avec la charte graphique de son propre site web.
Parmi les protocoles de syndication de contenu qui utilisent la norme XML, il y a le fameux RSS.

|cc| Fabrice Molinaro – décembre 2006

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