Publié par : gabiweb | mai 15, 2009

Questions-réponses : un outil Web 2.0 ?

Les questions qui nécessitent une recherche, par définition, n’obtiennent pas une réponse instantanée. Cliquer sur l’option « Poser une question à un bibliothécaire », ou de cet ordre, ne semble pas signifier « messagerie instantanée », celle qu’on a en tête quand on parle Web 2.0. Retour à la vieille mode du courrier et du courriel ?

  • Présentation : questions en France et à l’étranger

En France, trois grands « centres » de questions sont connus :

– A Paris, le service Sésame existe depuis 1977 à la Bibliothèque Publique d’Information (centre Georges Pompidou). Toute personne peut poser une question, par courrier, courriel ou téléphone, pour recevoir une réponse documentée dans les limites de trois jours ouvrés.

D’autres bibliothèques s’y sont associées : par exemple les médiathèques de l’agglomération de Troyes, qui présentent sur leur page d’accueil un lien vers Bibliosésame.

– A Paris toujours, la Bibliothèque nationale de France a mis en place SINDBAD, le Service d’ Information Des Bibliothécaires A Distance Il est plus sommaire, ne répondant que brièvement aux questions de l’ordre de définitions ou de faits historiques. Il faut remplir un formulaire, envoyer un courriel ou téléphoner.

– A Lyon, la Bibliothèque municipale a mis en place le Guichet du savoir existe depuis 2004. Il fonctionne sur le même principe, une question et une réponse en 72 heures ; mais uniquement par Internet.

– Pour 24 heures de délai, les bibliothèques d’Aarhus, au Danemark, ou de l’Université d’Illinois, aux Etats-Unis, proposent le même service. Cette dernière offre même la possibilité de « chatter » avec des experts, présentés par sujet, ou d’envoyer une question si le sujet recherché ne correspond pas aux sujets proposés.

  • Alors : les questions-réponses en bibliothèques, un outil Web 2.0 ?

Non, dans l’absolu, puisqu’il y a un certain délai de réponse.

Mais ce délai n’est autre que celui d’une recherche documentée et aboutie. Et comme on le voit avec le système de « chat » des Etats-Unis, le système tend à s’accélérer, pour une instantanéité de l’échange. Enfin le fait que les réponses soient publiées tend vers le système du Web 2.0 : ce sont finalement les internautes qui réagissent, ou qui agissent, sur la Toile, même s’ils ne publient pas directement.

Pour reprendre l’expression de Silvère Mercier, la bibliothèque est « un écosystème », « système complexe, vivant et évolutif, interdépendant avec son environnement ». Le Web 2.0 est un aboutissement de cette définition. En cela, la possibilité de poser des questions, d’obtenir rapidement des réponses, et de voir publier ces questions et ces réponses, est une contribution mutuelle du bibliothécaire et de l’usager, et vient compléter le système du Web 2.0.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :